Assurance-vie
Quels sont les différents types d’assurance-vie ?
1. Les assurances en cas de décès
L’assureur s’engage à verser au bénéficiaire une somme fixée d’avance. Il peut s’agir d’un capital ou d’une rente. Dans le deuxième cas, le bénéficiaire recevra à intervalles réguliers (tous les mois, tous les ans, …) une partie du capital.
Il existe deux types d’assurances en cas de décès: l’assurance 'vie entière' et l’assurance temporaire. En réalité, l’assurance Décès est l’assurance la plus noble qui soit puisqu’elle vous permettra de veiller sur ceux qui vous sont chers, même quand vous ne serez plus là.
1.1. L’assurance “vie entière”
Le capital assuré sera versé au décès de l’assuré et, comme le contrat subsiste durant toute la vie, le capital sera versé quelle que soit l’époque à laquelle le décès intervient.
Pourquoi souscrire ce genre d’assurance ?
Pour éviter notamment que les héritiers ne soient obligés de vendre un terrain, une maison ou tout autre bien pour payer les droits de succession ou les frais (frais médicaux et de funérailles) et dettes que lègue presque immanquablement chaque défunt.
Et puis, si vous aviez un enfant handicapé, vous n’aimeriez pas qu’il soit à charge d’autrui après votre décès : l’assurance “vie entière” vous permet de souscrire un capital pour assurer l’avenir de votre enfant.
1.2. L’assurance temporaire
Ce type d’assurance prévoit le versement du capital convenu si le décès de l’assuré se produit avant la date d’expiration du contrat. Si l’assuré est encore en vie, l’assurance prend fin. Ce type d’assurance répond à un souci de prévoyance quant à l’avenir de vos proches dans un délai déterminé.
Si votre revenu venait à disparaître alors que vous êtes chef de famille et que vos enfants sont encore aux études, votre famille serait confrontée à de graves problèmes financiers. La solution ? Souscrire une assurance temporaire pour la période pendant laquelle vous aurez des frais d’études importants.
Une application fort courante de l’assurance temporaire est l’assurance dite de solde restant dû par laquelle l’assureur s’engage à apurer le solde de votre dette si vous décédez avant son remboursement. Cette assurance se souscrit pour couvrir un prêt (hypothécaire); la société de crédit en sera le bénéficiaire mais le contrat protégera aussi le patrimoine des héritiers du défunt.
Comme vous apurez votre dette de mois en mois, le montant assuré de votre assurance temporaire diminuera proportionnellement.
2. Les assurances en cas de vie
Le principe est simple : le bénéficiaire reçoit une somme déterminée s’il est toujours en vie à l’expiration du contrat. C’est ce qui s’appelle un “capital différé” : vous épargnez une certaine somme pendant la durée du contrat et celle-ci vous sera restituée sous la forme d’un capital ou d’une rente.
Ce type de capitalisation vous offre la certitude de disposer d’un capital à un moment convenu, par exemple au moment de la retraite.
Que se passe-t-il si l’assuré décède prématurément ? Dans ce cas, soit les primes seront perdues, soit la compagnie d’assurances les remboursera, capitalisées (à un taux d’intérêt - disons - de 6 %) ou non. Si vous choisissez le système de remboursement, on parle d’une “assurance à capital différé avec contre-assurance”.
3. Les assurances mixtes
L’assurance mixte associe les avantages d’une assurance Décès et d’une assurance Vie puisqu’elle vous permet de :
- protéger vos proches grâce à l’assurance temporaire Décès;
- vous constituer un capital grâce à l’assurance Vie.
L’assurance mixte offre d’innombrables possibilités. Aussi est-elle l’assurance-vie la plus répandue.
C’est vous qui décidez du montant à payer en cas de décès et en cas de vie, ce que les assureurs expriment par un rapport “10/X”.
Par exemple :
- assurance mixte 10/10, les capitaux en cas de décès et de vie sont égaux;
- une assurance mixte 10/20, le capital en cas de décès constitue la moitié du capital en cas de vie à l’expiration du contrat: le preneur d’assurance accorde plus d’importance à l’épargne qu’au risque de décès.
- une assurance mixte 10/5, le capital en cas de décès est le double du capital en cas de vie: c’est la formule idéale si protéger vos proches vous intéresse plus que capitaliser.
L’assurance mixte est un produit flexible qui s’adapte parfaitement à l’évolution de vos besoins.
Par exemple:
Si vous avez choisi une 10/5 quand vos enfants étaient jeunes et que vous souhaitez par la suite transformer le contrat en une 10/20 afin de vous constituer une pension de retraite confortable, le seul élément qui entrera en considération pour augmenter votre capital en cas de décès, est un bon état de santé.
4. Les assurances complémentaires
Si un décès est en soi gravissime, il ne faut pas minimiser pour autant les frais qu’occasionnerait une invalidité temporaire ou permanente à la suite d’un accident ou d’une maladie. C’est pourquoi la plupart des compagnies proposent des garanties complémentaires que vous pourrez associer à une assurance-vie.
Les assurances complémentaires les plus courantes sont:
- l’Assurance Complémentaire du Risque d'Accident: en cas de décès à la suite d’un accident, l’assurance versera le double ou le triple du capital décès;
- l’Assurance Complémentaire du Risque d'Invalidité: en cas d’incapacité de travail temporaire, vous ne paierez aucune prime pendant la durée de l’incapacité de travail, c’est l’assureur qui s’en chargera. Vous pouvez également prévoir le paiement d’une rente et même le paiement anticipé du capital en cas d’invalidité totale et permanente.
De cette manière, vous pourrez conserver votre indépendance financière en cas d’invalidité.
5. Les assurances à terme fixe
Ce type d’assurance garantit un capital payable à une échéance fixée à la souscription du contrat, que l’assuré soit ou non encore en vie à ce moment-là. S’il décède avant cette échéance, l’assureur continuera à épargner à sa place. Les assurances à terme fixe les plus répandues sont l’assurance “Etudes” et l’assurance “Prénuptiale” qui permettent d’épargner une somme pour les futures études de votre enfant ou pour le jour où il décidera de voler de ses propres ailes.
6. L’Epargne Pension
L’Epargne Pension permet en quelque sorte de se constituer une pension complémentaire très intéressante grâce à la législation fiscale. Si vous souscrivez une Epargne Pension auprès d’un assureur, vous souscrivez en réalité une “assurance en cas de vie” avec des avantages fiscaux particuliers.
7. Les assurances-vie et les placements
Quand vous disposez d’un capital, il est normal que vous souhaitiez le rentabiliser. L’assurance-vie qu’on pourrait appeler le “bon d’assurance” est un type de placement qui offre la sécurité et la flexibilité d’un bon de caisse, en garantissant un rendement final particulièrement intéressant.
A côté de cela; il y a les produits d'investissement. Il s'agit d'assurances-vie où le rendement d'investissement n'est pas garanti, mais déterminé par le rendement d'un ou de plusieurs fonds d'investissement. C'est vous qui choisissez si vous voulez prendre peu ou beaucoup de risque.
Quels capitaux dois-je assurer?
N’oubliez pas non plus que votre revenu annuel à la souscription du contrat ne sera plus le même à l’échéance du contrat. L’argent dévalue: pour éviter cet inconvénient, exigez l’indexation de votre contrat. Votre assurance évoluera ainsi en fonction du coût de la vie tandis que votre prime sera adaptée à votre âge à ce moment-là et au terme encore à courir.
Pourquoi conseille-t-on de souscrire une assurance-vie à l’obtention d’un prêt hypothécaire ?
Le prêt signifie que vous recevez d’une société de crédit une somme d’argent à condition que vous la remboursiez intégralement, assortie des intérêts, après un délai déterminé.
Si vous remboursez tous les mois un montant représentant l’intérêt et une partie du capital, il vous faudra un revenu suffisamment élevé pour pouvoir effectuer ces remboursements. Si le soutien de famille décède inopinément, le conjoint survivant devra faire à cette obligation de remboursement.
Pour éviter cette charge souvent excessive, il faut que le client souscrive une assurance-vie.
La nature de cette assurance variera en fonction de la nature du prêt: nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet, car ceci nous mènerait trop loin.
Soulignons cependant la nécessité d’être bien informé car le coût d’un prêt peut varier de plusieurs centaines de milliers de francs. Donc, l’assistance d’une personne compétente telle que votre conseiller en assurances s'impose en l'occurrence.
Que se passe-t-il si je ne peux plus payer ma prime ?
Il existe des assurances à cotisations périodiques fixes et des assurances-vie dont le paiement de la prime est facultatif.
Dans le premier cas, plusieurs éventualités se présentent: convenir de ne plus payer de primes et vous exonérer ainsi du paiement des primes. En ce cas, les primes versées ne seront pas perdues mais continueront à vous garantir un capital moins élevé puisque vous ne payez plus de primes, contrairement à ce qui était prévu initialement.
Autre éventualité: demander la valeur de rachat du contrat, quoique cette opération soit déconseillée parce que l’assuré ne récupérera jamais l’équivalent des sommes épargnées.
En outre, s’il a déduit la prime sur sa déclaration fiscale, il devra mentionner la valeur de rachat sur sa déclaration. Il est donc préférable de changer de formule.
Dans le cas d’une assurance-vie avec paiement facultatif des primes, l’assuré est totalement libre. Ce type d’épargne et d'assurance flexibles permet de choisir le moment et la cotisation; le capital que l'assuré obtiendra n’est donc pas prédéfini. Le non-paiement ou l’incapacité de payer la cotisation n’aura aucun effet sur le contrat.
Devrai-je payer un impôt sur le capital de mon assurance-vie ?
Il y a deux possibilités:
- Vous n’avez jamais déduit la prime de votre revenu imposable.
Dans ce cas, vous ne devrez payer aucun impôt lors du paiement du capital; c’est comme si vous alliez à la banque chercher de l’argent.
- Vous avez déduit la prime de votre revenu imposable.
La loi vous permet de payer moins d’impôts pendant toutes ces années. Aussi, le fisc entend-il récupérer une partie de la somme épargnée par le biais d’une retenue unique opérée à 60 ans. En revanche, la participation bénéficiaire n’est pas imposable.
Un règlement spécifique s’applique toutefois aux assurances-vie liées à un crédit. Le bénéficiaire ne devra pas ajouter le capital à son revenu imposable s’il le convertit en une rente dont le pourcentage dépendra de l’âge du bénéficiaire et qui variera de 1% à 5%. Chaque année, le bénéficiaire ajoutera cette part de capital à son revenu imposable; ainsi il se pourrait qu’il paie un peu plus d’impôts.
Si je souscris une assurance-vie dans le cadre d’un emprunt pour ma maison, ai-je encore besoin d’une autre assurance-vie ?
Oui, car vous n’assurez que les briques de votre maison; l’assurance-vie liée à votre prêt ne vous versera aucun capital: le seul bénéficiaire est la société de crédit. En cas de décès, l’assurance lui remboursera le reste de votre emprunt.
Souvenez-vous de l’oiseau qui vivait dans une cage dorée sans la moindre nourriture: en cas de décès, comment vos proches vont-ils subsister ?
Une assurance-vie supplémentaire est utile, voire indispensable pour vos proches car peut-être avez-vous sacrifié toute votre épargne pour acquérir votre habitation.
Sur quoi se base la prime d’une assurance-vie?
La prime se définit en fonction de :
L’âge de l’assuré
Plus il est jeune, plus le risque de décès est faible et plus sa cotisation sera faible aussi. Ces éléments se retrouvent dans les “tables de mortalité” qui constituent les données statistiques de l’espérance de vie qui serviront de base aux tarifs.
Le sexe de l’assuré
Les femmes ont une espérance de vie plus longue que les hommes; cet élément peut se traduire par une différenciation des tarifs en fonction du sexe, un facteur qui trouve également son fondement dans les “tables de mortalité”.
La durée du contrat
Si vous voulez capitaliser 2478,94 euros en 10 ans, vos cotisations seront plus élevées que si vous effectuez cette opération en 30 ans.
Le capital assuré
Il va de soi que votre prime est également fonction du capital à assurer.
L’état de santé de l’assuré à la souscription du contrat.
Il arrive souvent qu’une personne de santé précaire puisse s’assurer malgré tout mais doive payer une surprime pour compenser le risque de décès plus élevé. Mieux vaut donc souscrire une assurance-vie tant qu’on est encore en bonne santé.
Le risque professionnel
Cet élément est surtout important dans les assurances complémentaires qui assurent le risque d’invalidité à la suite d’un accident.
Est-il exact qu’une assurance-vie me permettrait de payer moins d’impôts ?
L’assurance-vie est-elle valable partout dans le monde et toujours ?
L’assurance-vie est valable dans le monde entier.
En principe, tous les cas de décès sont couverts.
Les exceptions permettant à l’assureur de refuser ou de limiter la couverture, concernent le décès consécutif :
Exemple :
· à un meurtre commis par le bénéficiaire de l’assurance ou avec sa complicité : cette exclusion est logique puisqu'il serait immoral qu’un meurtrier puisse hériter de sa victime.
· à un suicide délibéré pendant la première année de l’assurance
Sans cette exclusion, les candidats au suicide souscriraient une assurance-vie et fausseraient de cette manière les tables de mortalité. On estime qu’un suicide qui se produit après un an, n’a plus aucun rapport avec la souscription d’une assurance-vie.
Remarque: pour quelques professions très spéciales et particulièrement dangereuses, une surprime peut être réclamée.
Pourquoi une assurance-vie mixte est-elle intéressante?
Votre épargne vous rapporte un intérêt minimum fixe, quoi qu’il arrive. Ce taux d’intérêt est une première sécurité.
A cet intérêt s’ajoute la participation bénéficiaire puisque vous participez chaque année aux bénéfices de l’assureur, ce qui accroît le capital que vous avez épargné. L’importance de votre bénéfice est fonction des taux d’intérêt sur les marchés financiers et des résultats financiers de votre assureur. Si le rendement financier est particulièrement élevé au cours de l’année, la participation bénéficiaire le sera aussi. En outre, la participation bénéficiaire est maintenue pendant toute la durée du contrat; en d'autres termes, elle est “acquise”.
Vous vous assurez également contre les éventuels coups du sort. Si vous décédez, une somme importante sera versée, même si vous n’avez payé qu’une seule prime. De plus, vous pouvez convenir avec votre assureur qu’il continue votre épargne en cas d’incapacité de travail, ou qu’il vous serve un capital en cas d’invalidité permanente.
Enfin, le fisc vous incite à épargner puisqu’il vous offre un avantage fiscal de 30 à 40% de la prime, selon votre revenu.
Mon assureur m’a conseillé de consacrer l’argent d’une assurance-vie à un contrat pour ma femme et un contrat pour moi-même. Est-ce plus avantageux?
Auparavant, c’était l’homme qui assurait le revenu familial. Actuellement, dans la plupart des ménages, les deux partenaires exercent une profession: il y a donc deux revenus à protéger.
Si le ménage ne disposait plus que d’un seul revenu, le partenaire survivant risquerait de se trouver dans une situation difficile puisque les frais du ménage vont augmenter sensiblement.
A chaque ménage de décider du rapport des capitaux, en fonction de sa situation: chacun pour la moitié, ou 3/5 pour un partenaire et 2/5 pour l’autre.
Que les deux partenaires jouissent chacun d’un revenu professionnel ou non, il est fiscalement intéressant d’assurer les deux conjoints séparément.